RODOLPHE, LÉONORE
RODOLPHE
A la fin vous êtes vengée- J'ai servi le juste transport De notre tendresse outragée :
Votre ingrat ne vit plus , et mon rival est mort.
LÉOIfORE.
Il est mort , justes dieux ! ma bouche impitoyable A prononcé l'arrêt de sou trépas.
Qu'ai-je fait , malhei?reuse? hélas !
RODOLPHE
Il ne vit plus ! et le ciel redoutable , S'il respirait encor, ne le sauverait pas.
LÉOIS-ORE.
Tu l'as souffert , 6 ciel ! et ta main équitable
Ne punit point ces attentats !
Que fais-tu ? qui retient ton bras ?
Lance ta foudre épouvantable ; Sur ce traître, ou sur moi , fais voler ses éclats ; Tu ne saurais manquer de frapper un coupable.
ENSEMBLE
LÉONORE. C'est toi qui lui perces le cœur.
RODOLPHE. Ces* vous qui lui percez le cœur.