‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 152 sur 167 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

HiiT ce temps malheureux , où tout le genre humaio, La flamme et le fer à la main, Ne travaille qu'à se défaire , On ne saurait trop honorer Ceux qui , d'humeur plus débonnaire , Ke cherchent qu'à le réparer.

L'iiynien , pour repeupler la terre , Au lieu d'un vaiu Lonueur que vous offre la guerre,

Vous donnera de vrais plaisirs.

Ou ne trouvera point votre nom dans l'iiistoire :

Mais vivre au gré de ses désirs Vaut bien mieux qu'une mort avec un peu de gloire.

IS'e divertissez point les fonds Destinés pour la paix de votre mariage : Encore aurez vous peine , usant de ce ménage , A payer toutes les façons Que demande un si grand ouvrage.

Pour être heureux époux , soyez toujours amant.

Que , Lien plus que le sacrement ,

L'amour à jamais vous unisse ; Et, pour faire durer le plaisir entre vous ,

Que ce soit l'amant qui jouisse

De tout ce qu'on doit à l'époux.

Pour vivre sans débat dans votre domestique.

Vous n'avez qu'un moyen unique ;

Et je vais vous le découvrir.

Ne vous entêtez point d'être cbez vous le maître:

Mais, si l'on veut bien le souffrir.

Contentez-vous de le paraître.

Quoi qu'on vous vienne débiter, Que rien ue vous fasse -douter

Que votre épouse est toujours sage :

Car, sans cet article de foi , Qu'on doit croire toujours , et souvent malgré soi , Point de salut en mariage.

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