‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 30 sur 167 · BABET , TOINON , LÉANDRE · texte numérisé non relu

BABET , TOINON , LÉANDRE

TOIITTON.

Mais voici votre amant.

BABET

Prends doue garde, Toinon , que personne...

léjlNDRe , k Babet.

Madame, Tout semble conspirer au succès de ma flamme ; Et votre tante enfin , de l'aveu d'un époux , Eu cette occasion se déclare pour nous : ISous trouverons chez elle une sûre retraite. Mais vous me paraissez incertaine, inquiète : Après m'avoir donné votre consentement, Avez-vous pu sitôt changer de sentiment ?

BABET

N'imputez point ce trouble à mon peu de tendresse, Léandre ; et n'accusez que ma seule faiblesse.

LÉANDRE

Vous rassurez par-là mon esprit alarmé, Jftladame; et ce soupçon, heureusement calmé. Fait place aux doux transports...

TOINON, a Léandre.

Oh ! finissons , de grâce ;

Dans un loug entretien votre esprit s'embarrasse i Il n'est point maintenant question de cela,

XÉANDRE.

Quemonbonheurest doux? Ah, madame !

TOINON

Haîte-Ià,' Vous dis-je ; et bannissons tous ces discours frivoles: Il faut des actions , et non pas des paroles, Que tous vos gens...

liÉAKDRE.

Ils sont à deux cents pas d'ici, Toiwoir.

La chaise ?

LÉA.NDRE.

Dans une heure elle doit être aussi Aa coin du petit bois.

TOriTON.

Au moins qu'elle soit prête Lorsque nos paysans commenceront la fête : C'est un bal villageois , dont la confusion Sera très-favorable à notre évasion ; Et chacune de nous en nymphe déguisée, Trouvera vers le bois la fuite plus aisée , Pendant que Griffonet... Mais on vient nous troubler.

LES VENDANGES. Sg

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