BABET , TOINON , LÉANDRE
TOIITTON.
Mais voici votre amant.
BABET
Prends doue garde, Toinon , que personne...
léjlNDRe , k Babet.
Madame, Tout semble conspirer au succès de ma flamme ; Et votre tante enfin , de l'aveu d'un époux , Eu cette occasion se déclare pour nous : ISous trouverons chez elle une sûre retraite. Mais vous me paraissez incertaine, inquiète : Après m'avoir donné votre consentement, Avez-vous pu sitôt changer de sentiment ?
BABET
N'imputez point ce trouble à mon peu de tendresse, Léandre ; et n'accusez que ma seule faiblesse.
LÉANDRE
Vous rassurez par-là mon esprit alarmé, Jftladame; et ce soupçon, heureusement calmé. Fait place aux doux transports...
TOINON, a Léandre.
Oh ! finissons , de grâce ;
Dans un loug entretien votre esprit s'embarrasse i Il n'est point maintenant question de cela,
XÉANDRE.
Quemonbonheurest doux? Ah, madame !
TOINON
Haîte-Ià,' Vous dis-je ; et bannissons tous ces discours frivoles: Il faut des actions , et non pas des paroles, Que tous vos gens...
liÉAKDRE.
Ils sont à deux cents pas d'ici, Toiwoir.
La chaise ?
LÉA.NDRE.
Dans une heure elle doit être aussi Aa coin du petit bois.
TOriTON.
Au moins qu'elle soit prête Lorsque nos paysans commenceront la fête : C'est un bal villageois , dont la confusion Sera très-favorable à notre évasion ; Et chacune de nous en nymphe déguisée, Trouvera vers le bois la fuite plus aisée , Pendant que Griffonet... Mais on vient nous troubler.
LES VENDANGES. Sg