M. TRIGAUDIN, BABET , LÉANDRE , TOINON
BABET , bas.
C'est mon père, Toinon.
LÉAiTDRE , bas , à Babet.
Laissez-moi lui parler.
TRiGi-UDiN , a part.
Que vois-je un homme ! il entre en ceci du mystère.
BABET, bas , a Léandre.
Je crains.
LÉANDRE , bas , à Babet Ne craignez rien ; je prends sur mol l'affaire; ( à Trigaudin. ) J'ai tout prévu... Le brait de votre grand savoir Me fait venir, monsieur, de Paris pour vous voir, £t vous communiquer un fait de conséquence.
TRIGAUDIN
Je le débrouillerai mieux que personne en France.
LÉANDRE
Ce fait est important , mais il n'est pas nouveau.
TRIGAUDIN , u Babet et a Toinon.
Rentrez.
( Babet et Toinon sortent, )
4o LES VENDANGES.
SCEINE X. •
TRIGAUDIN , LÉAINDRE.
( Trigaudin tousse. )
LÉARDRE.
Vous toussez fort.
TRIGAUDIir.
C'est le fruit du barreair.
Ayant, ces derniers jours, dans toute une audience^ Entretenu la cour sur un cas d'importance , Un brouillard, dont en vain je voulus me garder, K'a mis pour quatre mois hors d'état de plaider : Lorsque je veux parler, je souffre le martyre.
UÉASDRE,
Ecoutez-moi ; je n'ai que deux mots à vous dire.
trigjlcdin.
A la bonne heure , soit ; dépêchez seulement : Quoiqu'en vacations, jusqu'au moindre moment. Le temps m'est précieux : dites-moi votre affaire.
T.ÉAKDRE.
Il s'agit en ceci d'un amoureux mystère.
TRiGArciy.
Or, soit.