‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 53 sur 167 · ACTE I , SCENE III. Sj · texte numérisé non relu

ACTE I , SCENE III. Sj

Du Perse à nioii secours exciter la lenteur :

Déjà , tu le sais bien , ma troupe fugitive

De l'Euphrate voisin touchait presque la rive;

Déjà je me croyais échappée aux Romains ,

Quand Sabinus conduit par de plus courts chemins ,

De iix mille chevaux qui bordaieut le rivage

Au milieu de la nuit me ferma le passage.

Je ne te dirai point de quel déluge alors

Le fleuve vit rougir et ses flots et ses Lords ;

Tu sauras seulement que dans nos mains sanglantes

Le désespoir rendit nos armes plus tranchantes:

L'astre qui nons luisait de tant de sang pâlit ,

Et le jour eut horreur des crimes de la unit.

Mais que peut la valeur quand le nombre est extrême?

Je cédai sans me rendre; et Sabinus lui-même.

En m'imposant des fers , adora mes appas ;

Et mes yeux en ce jour sureut venger mou bras.

Ilm'aime; et, dans l'ardeur du courroux qui m'entraîne^

Son amour peut servir d'instrument à ma haine :

Il souffre avec regret que Firmiu aujourd'ui

De bienfaits et d'honneurs soit plus chargé que lui;.

Ce favori nouveau l'aigrit et l'importune :

TJuissons nos dédains , notre cause est commane ;

Je me flatte , et mou cœur...

«s SAPOR.

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