AURÉLIEN, SAPOR, ISMÈNE, FIRMIN , THÉONE
ISMENE
J'aperçois l'empereur.
Ciel , détourne les maux que présage mon cœur !
A.URÉLIEIT.
Je vois avec chagrin qu'eu ces lieux ma présence De vos ardeus trans;iorts calme la violence : Si j'avais cru troubler des entretieos si doux. Je me serais gardé de m'offrir devant vous. Si j'en crois lues regards, dans l'excès de ce zèle. Vous lui juriez, madame, une amour éternelle; Et , plein du même feu, je crois qu'a votre tour, Priuce , vous lui juriez uu éternel amour.
SAroR.
Vos yeux en ce momeutu'oul point su vous séduire; Tout ce que sa bouté me permet de lui dire. Ce que j»euse un amant de ses feux pénétré. Ma bouche le dirait quand rous êtes entré.
AU:(ÉMEy.
Mais vous ne deviez [)as, pri-ice, sifôt suspendre Le cours impétueux d'un entretien si tendre; J'aurais été témoin de vos «rdeus discours.
SAPOR
Si j'en crois votre bouche, elle use de détours.
AURÉLIEX.
le n'en ai pas besoin; je sai». ce que peut dire L'amonr le ['lus puissant quand le malheur l'inspire: Mais, prince, je ne sais si vous êtes instruit Quel dangereux rival vous traverse et vous nuit. Vous a-t-on fait savoir qu'il fallait dans votre ame EtoufJer les ardeurs d'une indiscrète flamme; Que l'empire d'un cœur que le sort m'a donné