‹ ŒuvresChapitre 122 sur 212 · SCENE XI. îSD · texte numérisé non relu

SCENE XI. îSD

et songeons d'abord aux moyens de l'empêcher d'entrer chez lui.

géronte , à lui-même.

Enfin , après bien des travaux et des dangers , voilà , grâces au ciel, mon voyage heureusement terminé ; je retrouve ma chère maison , et je crois que mon fils sera bien sensible au plaisir de me revoir en bgnue santé.

3iERLi?r , à part.

Nous le serions bien davantage à .celui de te savoir encore bien loin d'ici.

GÎ.R02ÎTE.

Les enfaus ont bien de l'obligation aux pères qui' se donnent tant de peine pour leur laisser du bien.

MERi-iN , à part.

Oui ; mais ils n'en ont guère à ceux qui reviennent si mal à propos.

GÉRO]S'TE.

Je ne veux pas différer davantage à rentrer chez moi , et à donner à mon fils le plaisir que lui doit causer mon retour : je crois que le pauvre garçon mourra de joie en me rc- Yoyant.

i86 LE RETOUR IMPRÉVU.

MERLiiï , Cl part.

Je le tiens déjà plus que demi mort. Mais il f-iut l'aborder, {^hant.) Que vois-je! Juste ciel! Suis-jebien éveillé? Est-ce un spectre?

GÉROIfTE.

Je crois , si je ne me trompe , que voilà Merlin.

MERLIN

Mais vraiment, c'est monsieur Géronte lui-même , ou c'est le diable sous sa figure. Sérieusement parlant , serait-ce vous , mon cher maître ?

Oui , c'est moi , Merlin. Comment te portes-tu ?

MERLIN

Vous voyez , monsieur , fort à votre ser* vice , comme un serviteur fidèle, gai , gaillard , et toujours prêt à vous obéir.

Voilà qui est bien. Entrons au logis. ( il "2) a pour entrer chez lui. )

MERLIN , r arrêtant.

Nous ne vous attendions point , je vous assure ; et vous êtes tombé des nues pour nous , en vérité.

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