SCENE xr. ,g
Non ; je suis venu par le carrosse de Bordeaux , où mon vaisseau est heureusement arrivé depuis quelques jours... Mais nous serons aussi Lien... {il va pour entrer chez lui. ) MEKLiîf , l'arrêtant.
que vous vous portez bien î quel visage ! quel embonpoint ! il faut que l'air du pays d'où vous venez soit merveilleux pour fes gens de votre âge. Vous y deviez bien demeurer, monsieur, pour votre santé, {à part.) et pour notre repos.
GÉROiVTE.
Comment se porte mon fils? a-t-il eu grand soin de mes affaires , et mes deniers ont-ils bien profité entre ses mains ?
SIERlIJr.
Oh ! pour cela , je vous en réponds; il s'en est servi d'une manière... Vous ne sauriez comprendre comme ce jeune homrae-Ià aime l'argent ; il a mis vos affaires dans un état.... dont vous serez étonné , sur ma parole. géronte.
Que tu me fais de plaisir, Merlin, de tn'apprendre une si bonne nouvelle! Je trou-
verai donc une grosse somme d'argent qu'il aura amassée ?
MERI-IIÎ.
Point du tout , monsieur.
GÉBOKTE.
Comment , point du tout !
SLEBLIN.
Et non , vous dis-je : ce garçon-là est bien meilleur ménager que vous ne pensez ; il suit vos traces , il fatigue son argent à outrance ; et sitôt qu'il a dix pistoles, il les fait travailler jour et nuit.
GÉROXE.
Voilà ce que c'est que de donner aux enfans de bonnes leçons et de bons exemples à suivre. Je me meurs d'impatience de l'embrasser ; allons , Merlin.
MERLiy.
11 n'est pas au logis , monsieur ; et si vou» éles si pressé de le voir.^