‹ ŒuvresChapitre 124 sur 212 · M. ANDRÉ, GÉRONTE, MERLIN · texte numérisé non relu

M. ANDRÉ, GÉRONTE, MERLIN

M. A^DRÉ.

Bonjour, monsieur Merlin.

MERLIÎÎ.

Votre valet, monsieur André, votre Talet. ( à pan. ) Voilà un coquin d'usurier qui prend bien son temps pour venir demander de l'argent.

M. AKDRÉ.

Savez-vous Lien , monsieur Merlin , que je suis las de venir tous les jours sans trouver votre maître ; et que , s'il ne me paie aujourd'hui , je le ferai coffrer demain , afin que vous le sachiez.

MERLIN , has.

Nous voilà gâtés.

GÉROJVTE, à Merlin.

Quelle affaire avez-vous donc ?

MERLia-, bas., à Géronte.

Je vous l'expliquerai tantôt : ne vous mettez pas eu peine.

ai. ANDRÉ , à Géronte.

Une affaire de deux mille écus qui me sont dus par son maître , dont j'ai le billet, et, eu vertu d'icelui , une bonne sentence par corps , que je vais faire mettre à exécution.

GÉROJfTE.

Qu'est-ce que cela veut dire , Merlin ?

aiERLIN.

C'est un maraud , qui le ferait comme il le dit.

GÉROATE , à M. André.

Clitandre vous doit deux mille écus?

ai. AJVDRÉ , à Géronte.

Oui, justement, Clitandre, un enfant de famille , dont le père est allé je ne sais oiî , et qui sera bien surpris à son retour quand il apprendra la vie que sou fils mène pendant son absence.

aiERLiN , à part.

Cela va mal.

ai. ANDRÉ.

Autant le fils est joueur , dépensier et prodigue, autant le père, à ce qu'on dit, est un vilain, un ladre, un fesse-maîhieu.

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