SCENE XIII
lui est survenu un grand malheur : elle est devenue folle.
GÉROKTE.
Elle est devenue folle!
MERLIN
Oui , monsieur. Sa famille l'a fait interdire ; et son fils qui est un dissipateur, a donné sa maison pour moitié de ce qu'elle vaut, (à part. ) Je m'embourbe ici de plus en plus.
Mais elle n'avait point de fils quand je suis parti.
MERriîî.
Elle n'en avait point?
GÉROKTE.
Non assurément.
MER1.IJV.
Il faut donc que ce soit sa fille.
GÉROWTE.
Je suis fâché de son accident. Mais je m'amuse ici trop long-temps ; fais-moi ouvrir la porte.
MEREi> , à part.
Ouf, nous voilà dans la crise.
Te voilà bien consterné ! serait-il arrivé quelque accident à mon fils ?
lyG LE RETOUR IMPRÉVU.
2VIERJLI>-.
Non , monsieur.
GÉROTE.
M'aurait-on volé pendant mon absence ?
MERLiy.
Pas tout-à-fait... [à part.) Queluidlrai-je?
GÉROXTE.
Explique-toi donc ; parle.
MERTIX.
J'ai peine à retenir mes larmes. N'entrez pas , monsieur : votre maison , cette chère maison que vous aimez tant.... depuis six mois...
GÉROUTE.
Et bien ! ma maison , depuis six mois...
MERIIN.
Le diable s'en est emparé , monsieur ; il nous a fallu déloger à mi-terme.
GÉROSTE.
Le diable s'est emparé de ma maison î
MEELI.V.
Oui , monsieur : il y revient des lutins lutinans... C'est ce qui a obligé votre fils à acheter celte autre maison ; nous ne pouvions plus demeurer dans celle-là.