SCENE XIII
Tu te moques de moi ; cela n'est pas croyable.
MERLIÎÎ.
Il n'y a sortes de niches qu'ils ne m'aient faites; tantôt ils me chatouillaient la plante des pieds, tantôt ils me faisaient la barbe avec un fer chaud ; et, toutes les nuits régulièrement, ils me donnaient des camouflets qui puaient le soufre.
GÉROJVTE.
Mais, encore une fois, je crois que tn te moques de moi.
MERLIW.
Point du tout, monsieur; qu'est-ce qu'il m'en reviendrait ? Nous avons vu là-dessus les meilleures devineresses de Paris, la Duverger même ; il n'y a pas eu moyen de les faire déguerpir : ce diable-là est furieusement tenace; c'est celui qui possèdent ordinairement les femmes , quand elles ont le diable au corps.
Une frayeur soudaine commence à me saiseir. Et dis-moi, je te prie, n'ont-ils point été dans ma cave?
iy8 LE PxETOUR IMPRÉVU.
IVIERJLI3Î.
Hélas ! monsieur , ils ont fourragé partout.
GÉROJVTE.
Ah ! je suis perdu ; j'ai caché en terre un sac de cuir où il y a vingt mille francs.
MEPuLIK.
"Vingt mille francs ! Quoi ! monsieur , il y a vingt mille francs dans votre maison?
GÉHOJfTE.
Tout autant, mon pauvre Merlin.
.T.IERriN.
Ah ! voilà ce que c'est ; les diahles cherchent les trésors, comme vous savez. Et en quel endroit ?
GÉKONTE.
Dans la cave.
.liERLIK .
Dans la cave ? Justement , c'est là qu'ils font leur sahbat. ( à part. ) Ah ! si nous l'avions su plutôt.... [Jiaut.) Et de quel côlé , s'il vous plaît ?
GÉROSTE.
A gauche, en entrant, sous une grande pierre noire, qui est à côté de la porte.
MERHÎ.%
Sous une grande pierre noire, vingt mille