M»^ BERTRAND , GÉRONTE , MERLIN
MERilX.
Eh bien! monsieur, parlez-lui donc; la voilà qui vient heureusement : mais souvenez-vous toujours qu'elle est folle.
MADA3ÎE BERTRAND.
Comment ! voilà monsieur Géronte de retour, je pense !
MERLIN , hns^ a madame Berirand.
Oui, madame, c'est lui-même; mais il est devenu fou ; son vaisseau a péri , il a bu de l'eau salé un peu plus que de raison ; cela lui a tourné la cervelle.
MADAME BERTRAND , has.
Quel dommage ! le pauvre homme !
MERLIN , has , à madame Berirand.
S'il s'avise de vous accoster par hasard , ne
3t.4 LE RETOUR IMPRÉVU.
prenez pas garde à ce qu'il vous dira; nous allons le faire enfermer, (bas ^ à GéronCe.) Si vous lui parlez, ayez un peu d'égard à sa faiblesse ; songez qu'elle a le timbre un peu fêlé.
GÉROKTK , bas ^ à Merlin.
Laisse-moi faire.
MA.DA.ME BERTRAKD , à part.
Il a quelque chose d'égaré dans la vue.
GÉRO'TE , à part.
Comme sa physionomie est changée ! Elle a les yeux hagards.
MADAME BERTRAND , haUt.
Eh bien ! qu'est-ce , monsieur Géronte ? vous voilà donc de retour dans ce pays-ci ?
GÉROATE.
Prêt à vous rendre mes petits services.
MADAME BERTRAND
J'ai bien du chagrin, en vérité, du malheur qui vous est arrivé.
Il faut prendre patience. On dit qu'il revient des esprits dans ma maison; il faudra l)ien qu'ils en délogent, quand ils seront la» d'y demeurer.