‹ ŒuvresChapitre 136 sur 212 · SCENE XX. 2ot · texte numérisé non relu

SCENE XX. 2ot

CÉKOJÎTE , à Merlin.

Il V a ici quelque fourberie; je ne donne point lîi-dedaus.

i,E MARQUIS , n Gèronte.

Il nous est revenu que le maître de ce logis vient d'arriver d'un long voyage ; serait-ce vous par aventure ?

GÉROKTE.

Oui : monsieur ; c'est moi-même.

LE MARQUIS

Je vous en félicite. C'est quelque chose de beau que les voyages, et cela façonne bien uu jeune homme. 11 faut savoir comme monsieur votre fils s'est façonné pendant le vôtre ; les jolies manières... Ce garçon-là est bien généreux : il ne vous ressemble pas ; vous êtes un vilain , vous.

GÉROaXE.

Monsieur ! monsieur !

BiERLiîî , has , à Gèronte.

Ces lutins-là sont d'une insolence...

GÈRONTE.

Tu es un fripon.

LE MARQUIS

Nous avons eu bien du chagrin , bien du

iio LE RETOUR TMPREVU.

souci, bien de la tribulation de votre retour; je veux dire, de votre absence. Votre fils en a pense mourir de douleur , en vérité ; il a pris toutes les cboses de la vie en dégoût ; il s'est défait de toutes les vauités qui pouvaient l'attacher à la terre, richesses, meubles , ajustemens. Ce garçon-là vous aime, cela n'est pas croyable.

11 serait mort, je crois, de chagrin pendant votre absence , sans cet honnête monsieur-là.

GÉR02VTE , au marquis.

Eh ! que venez-vous faiie chez moi , monsieur , s'il vous plaît?

LE MARQUIS

Ne le voyez-vous pas bien , saus que je vous le dise ? J'y viens de boire du bon vin de Champagne, et en fort bonne compagnie. Votre fils est encore à table , qui se console de votre absence du mieux qu'il est possible.

GÉROKTE.

Le fripon me ruine. Il faut aller... ( // va pour entrer chez lui. )

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