‹ ŒuvresChapitre 137 sur 212 · SCENE XX. au · texte numérisé non relu

SCENE XX. au

LE MARQUIS V arrêtant.

Halte-là, s'il vous plaît; je ne souffrirai pas que vous eutriez là-dedans.

GÉRO^îTE.

Je n'entrerai pas dans ma maison ?

LE MA.KQUIS.

Non ; les lieux ne sont pas disposés pour vous recevoir.

GÉROJNTE.

Qu'est-ce à dire?

LE MARQUIS

Il serait beau, vraiment, qu'au retour d'un voyage, après une si longue absence , un fils qui sait vivre, et que j'ai façonné , eût l'impolitesse de recevoir son très-cher et honoré père dans une maison où il n'y a que les quatre murailles ?

GJÉROXTE.

Les quatre murailles? Et ma belle tapisserie , qui me coûtait près de deux mille écus, qu'est-elle devenue ?

LE MARQUIS

Nous en avons eu dix-huit cents livres; c'est bien vendre.

ai a LE RETOUR IMPRÉVU.

GÉnOKTE.

Comînent , bien vendre ! une tenture comme celle-là !

lî: mabquis.

Fi ! le sujet était lugubre; elle représentait la brûlure de Troie; il y avait là-dedans un grand vilain cheval de bois, qui n'avait ni bouche ni éperons : nous en avons fait un ami.

GÉROKTE, à Merlin.

Ah , pendard !

LE MARQUIS

N'aviez- VOUS pas aussi deux grands tableaux qui représentaient quelque chose ?

GÉROÎfTE.

Oui, vraiment ; ce sont deux originaux d'un fameux maître , qui représentent Tenlèvement des Sabines.

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