SCENE IIL
IV'en a lâché qu'un mot confideinment , Et tout à l'heure encore , au public seulement : Mais ce n'est qu'une bagatelle.
MADEMOISELLE BEAUTAL.
Si je l'ai dit, je m'en dédis.
La pièce est bonne , et je la soutiens telle. Diantre soit des ceuseurs , et des donneurs d'avis. Qui de leurs sots discours m'échauffent les oreilles
Puis je ne sais ce que je dis.
Le dénouement est bon , le titre est à merveilles;
Car ce qui fait ce dénouement Ne sont-ce pas d'agréables folies,
D'ingénieuses rêveries , Que fait imaginer l'amour dans le moment
Pour attraper un vieil amant?
M. DANCOUR.
Sans doute.
MADEMOISELLE BEAUVAL
Eh ! pou^-quoi donc est-ce qu'on le critique ? Avec raison l'auteur se pique.
Sur ce pied-là le titre est excellent.
Et le sujet est tout-à-fait galant.
Cela réussira.
MADEMOISELLE DESBROSSES
Qui vous dit le contraire ?
MADEMOISELLE BEAUVAL
De sottes gens qui ne peuvent se taire , Qui font les beaux esprits , les savans connaisseurs.
9sS PROLOGUE.
M. DAKCOUR.
Laissez parler de tels ceuseurs.
Ou les connaît, on ne les croira guèr«.
MADEMOISELLE EEAIJVAL.
C'est fort bien dit.
MADEMOISELLE DESBROSSES
La grande affaire Est à présent de radoucir l'auteur.
MADEBIOISELLE BEAUVAL.
Il ne tiendra pas sa colère.