‹ ŒuvresChapitre 161 sur 212 · AT.BERT · texte numérisé non relu

AT.BERT

Ce n'est pas ton affaire ; il suffit , je le veux.

T.TSETTE.

Allez , vous êtes fou de vouloir , à votre âge , Pour la seconde fois tâter du mariage ; Plus fou d'être amoureux d'un objet de quinze ans; Eucor plus fou d'oser la griller là-dedans. Ainsi, dans ce dessein , funeste en conséquences , Je compte la valeur de trois extravagances , Dont la moindre va droit aux Petites-Maisons.

ALBERT

Pour me conduire ainsi j'ai de bonnes raisons.

tlSETTE.

Pour moi, grâce aux effets de la bonté céleste , J'ai jusqu'à présent eu de la vertu de reste; Mais, si j'avais amant ou mari de ce goût ,

aSo LES FOLIES AMOUREUSES.

Ils en auraient, parbleu, sur la tête et partout. Si vous uae choisissez pour prendre cette peine , Je vous le dis tout net , votre espérance est vaine. Je ne veux point tremper dans vos lâches desseins ; Le cas est trop vilain, je m'en lave les mains.

ALBERT

Sais-tu qu'après avoir employé la prière.

Je saurai contre toi prendre un parti contraire?

LISETTE

Pestez , jurez, criez , mettez-vous en courroux , Vous m'entendrez toujours vous dire qu'un jaloux Est un objet affreux à qui l'on fait la guerre , Qu'on voudrait de bon cœur voir à cent pieds sous terre ; Qu'iln'est rien plus hideux; que Satan, Lucifer, Et tant d'autres messieurs, habitans de l'enfer. Sont des objets plus beaux, plus charmans , plus aimables, Desbourreaux moins cruels et moins insupportables. Que certains jaloux, tels qu'on en voit en ce lieu. Vous m'entendez. J'ai dit. Je me retire. Adieu.

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