‹ ŒuvresChapitre 184 sur 212 · ALBERT, ÉRASTE · texte numérisé non relu

ALBERT, ÉRASTE

ALBERT, à part.

Je ne puis demeurer en place un seul moment : Jevais, je viens, je cours: tout accroît mou tourmenlj Près d'elle mon esprit comme le sien se trouble : Son accès de folie à cliaque instant redouble j

■i8S LES FOLIES AMOUREUSES.

(^ à Éraste. J Ah ! monsieur, suis-je assez au rsug de tos amis Pour m'aider du secours que vous m'avez promis ? Cet homme , qui tantôt m'a vanté sa science. Veut-il de ses secrets faire l'expérience? En l'état où je suis je dois tout accorder; Et, lorsque l'on perd tout, on peut tout hasarder.

ÉRASTE

Je me fais un plaisir de rendre un bon office; Ou se doit en tout temps l'un à l'autre service. La malade aujourd'hui m'a fait trop de pitié Pour ne vous pas donner ces marques d'amitié. L'homme dont il s'agit en ces heus doit se rendre : J'ai voulu sur le mal le sonder et l'entendre ; Mais il m'en a parlé dans ù.^h termes si nets. En m'en développant la cause et les effets , Qu'en vérité je crois qu'il en sait plus qu'au autre.

ALBEPvT.

Quel service, làousieur , peut être égal au vôtre ; Comme le ciel envoie ici, sans y songer , Cette honnête personne exprès pour m' obliger!

ÉRASTE

Je ne garantis point sa science profonde. Vous savez que ces gens , venus du bout du monde , Pour tout genre de maux apportent des trésors ; C'est beaucoup s'ils u'outpas ressuscité des morts. Mais, si l'on peut juger de tout ce qu'il peut faire Par tout ce qu'il m'a dit ; cet homme est votre affaire» Il ue veut que la fin du jour pour tout délai.

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