ACTE Iir, SCENE VJI- ayS
Réside dans la basse ou haute régiou ; Hippocratedit oui, mais Galieu dit ncu; Et, pour mettre d'accord ces deux messieurs easemWe ^ Je n'ai pas pour venir trop tardé, ce me semble.
ALBERT
Vous voyez donc , monsieur, d'où procède son mal ?
CRISPIN
Je le vois aussi net qu'à travers un cristal.
ALBERT
Tant mieux. Vous saurez que , depuis tantôt , labelie Sent toujours de son mal quelque crise nouvelle: En ces lieux écartés n'ayant nuls médecins , Monsieur m'a conseillé de la mettre eu vos mains.
CRISPIN
Sans doute elle serait beaucoup mieux dans les siennes- Mais j'espère employer utilement mes peines,
ALBERT
Vous avez doue guéri de ces maux quelquefois !
CRISPIN
Moi? si j'en ai guéri ? Ah! vraiment , je le crdis. 11 entre dans mon art quelque peu de magie. Avec trois mots qu'un Juif m'apprit en Arabie , Je guéris une fois l'infante de Congo, Qui vraiment avait bien un autre vertigo. Je laisse aux médecins exercer leur science Sur les maux dont le corps ressent la violence : Mais l'objet de mon art est plus noble ; il guérit Tous les maux que l'on voit s'attaquer à l'esprit. Je voudrais qu'à la fois vous fussiez maniaque.
Atrabilaire, fou, même Ijypocondriaque , Pour avoir le plaisir de vous rendre demain Sage comme je suis, et de corps aussi sain.
ALBERT
Je vous suis obligé , monsieur, d'un si grand zèle.
CRISPIK.
Sans perdre plus de temps, entrons chez cette belle.
ALBERT , l'an étant.
Pîon , s'il vous plaît , monsieur, il n'en est pas besoin; Et de vous l'amener Je. vais prendre le soin.