ACTE III, SCENE VIII
Vous avez de l'esprit, je ne sois pas un sot , Et la fausse malade entend à demi mot.
ÉRA.STE.
J'imagine un moyen des plus fous ; mais qu'importe?
La pièce en vaudra mieux , plus elle sera forte.
II faut convaincre Albert qu'avec de certains mots,
Ainsi que tu l'as dit déjà fort à propos ,
Tu pourrais la guérir de cette maladie ,
Si quelque autre voulait preudre la frénésie.
Je m'offrirai d'abord à tout événement ;
Laisse-moi faire après le reste seulement :
Va ; si de belle peur le vieillard ne trépasse ,
Il faudra pour le moins qu'il nous quitte la place.
CRisriK.
Mais comment voulez-vous qu'Agatbe à ce dessein , Sans en avoir rien su , puisse prêter la maiu ?
ÉRASTE
Je l'instruirai de tout : je t'en donne parole. Mais souge seulement à bien jouer tou rôle ; Et, lorsque dans ces lieux Agathe reviendra. Amuse le vieillard du mieux qu'il se pourra. Pour me donuc-r le temps d'expliquer ce mystère. Et lui dire eu deux mots ce qu'elle devra faire. Albert ne peut tarder. Mais je le vois qui sort.
agS LES FOLIES AMOUREUSES.