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ACTE III, SCENE X. 3o

Vous verrez un effet qui pourra vous surprendre.

(il fait quelques cercles avec sa baguette sur les deux

amans , en disant : J

MICROC, SALAM, HYPOCPvATA.

AGATHE , se levant de sonfauteuil.

Ciel ! quel nuage épais se dissipe à mes yeux !

ÉRASTE, se levant.

Quelle sombre vapeur vient d'obscurcir ces lieux !

AGATHE

Quel calme en mon esprit vient succéder au trouble !

ÉRASTE

Quel tumulte confus dans mes sens se redouble ! Quels abîmes profonds s'entr'ouvrent sous mes pas! Quel dragon me poursuit ! Ah! traître, tu mourras î D'un monstre tel que toi je veux purger le monde. fil poursuit Albert l'épée à la main.J CRispiîf , se mettant au-devant d'Éraste a Albert.

Ah! monsieur, évitez sa rage furibonde ; Sauvez-vous , sauvez-vous.

ÉRASTE

Laissez-moi de son flaue Tirer des flots mêlés de poison et de sang.

CRispiw , retenant Éraste, Aux accès violens dont son cœur se transporte Je vois que j'ai donné la dose un peu trop forte.

ÉRASTE

Je le veux immoler à ma juste fureur.

3o4 LES FOLIES AMOUREUSES.

CRISPIN, de même.

IS'auriez-vous point chez vous quelque forte liqueur, De bon esprit de vin , des gouttes d'Angleterre , Pour calmer cet esprit , et ces vapeurs de guerre ? Il s'en va m'écbapper.

ALBERT , tirant sa clef.

Oui , j'ai ce qu'il lui faut.

Lisette , tiens ma clef ; va , cours vite là-baut . Prends la fiole où...

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