PASQUIN, LISETTE
PASQUIX.
Ah ! te voilà I
ilSETTK.
Il y a une heure que je te cherche. Es-tn d'accord avec ton maître ?
PA.SQUIX.
Peu s'en faut. Il ne s'agissait entre lui et moi que de deux articles. Je lui demandais mon congé et mes gages ; il a partagé le différend par moitié; il m'a donné mon congé, et me retient mes gages.
LISETTE
Et lu gardes des mesures avec cet homme-
lo ATTENDEZ-MOI sous L'ORME, là ? Te feras - tu encore tirer l'oreille pou: m'aider à rompre son mariage en faveur d< mon pauvre frère Colin à qui Agathe étai promise ? Il ne lient qu'à toi de rendre h joie à tout le village. Ce n'étaient que fêtes danses , et chansons , préparées pour le: noces de Colin et d'Agathe; et, depuis qu< ton officier réformé est venu nous enlever 1< cœur de celte jolie fermière , toute notn galanterie poitevine est en deuil.
PASQUIir.
Je ne manque pas de bonne volonté ; mai: je considère —
LISETTE
Et moi, je ne considère plus rien. Je sni bien sotte de prier, quand j'ai droit de commander. Colin est mon frère ; et, s'il n'épous» point Agathe par ton moyen, Lisette n'épousera point Pasquin.
PASQUIW.
Ouais î tu me mets le marché bien librement à la main !
LISETTE
C'est que je ne suis pas comme la plupart de celles qui font de pareils marchés. Je ne t'ai point donné d'arrhes jet je romprai, si...