ACTE I , SCENE II. €i
STRABOW.
Eh bien! changeons d'état; ce n'est pas une affaire: Demeure dans ces lieux , et moi j'irai chez toi. Tu deviendras savant: tu sauras, comme moi. Que rien ne vient de rien , et que des particules... Rien ne retourne en rien; déplus, les corpuscules... Les atomes, d'ailleurs, par un secret lien. Accrochés dansle vide ..Eutends-tubien?
THALER
Fort bien.
STRABO>'
Que l'ame et que l'esprit n'est qu'une même chose ; Et que la vérité, que chacun se propose. Est dans le fond d'un puits.
THALER
Elle peut s'y cacher; Je ne crois pas, tout franc, que j'aille l'y chercher.
STRABOÎf.
Mais , raillerie à part, achète mon office; Tu pourras dès ce jour entrer eu exercice ; J'en ferai bon marché.
THAI.ER.
C'est bien l'argent, ma foi, Qui nous arrêterait! J'ai, si je veux, de quoi Faire aller un carrosse , et rouler à mou aise,
STRABON
Et comment as -tu fait cela , ue te déplaise ?
THALEU.
Comment , je le sais bian , il suffit.
6« DEMOCRITE.
STRABOIi.
Mais encor ?
Aurais-tu par hasard trouvé quelque trésor ?
THA.LER.
Que sait-on ?
Un trésor ! En quel lieu peut-il être ? Dis-moi.
THALER
Bon! queuque sot !... Vous jaseriez peut-être.
STRABOW.
Non , ma foi.
THALER
Votre foi ?
STRABOK.
Je veux être un maraud, Si...
THALER
Vous me promettez ?...
STRABON
Parle donc au plutôt.
Est-il loin d'ici ?
THALER , tirant un liche bracelet.
Non ; le voilà dans ma pocLe.
STRABOK , a, part.
Le coquin dans le bois a volé quelque coche.
( a Thaler.) Juste ciel ! d'où te vient ce bijou plein de ftu ?