‹ ŒuvresChapitre 42 sur 212 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

AGÉLAS , AGÉNOR , tous deux en habits de clu,s^ seurs; DÉMOCRITE, CRISÉIS, STRABON.

STRABOIT.

Qui peut si brusquement nous surprendre en ces lieux ?

AGELAS , a Agénor.

Demeurons dans ce bois; laissons aller la chasse- Attendons quelque temps que la chaleur se passe'

( il aperçoit Criseis. ) Mais que vois-je ?

STRABOW, a part, h Démocrite et à Criséis. Voilà peut-être de ces gens Qui vont par les forêts détrousser les passans.

CRISÉIS , h part , à Strabon, Pour moi , je ne vois rien dans leur air qui m'étonne.

AGÉLAS , a Agénor.

approchons. Qued'appas ! Ciel! l'aimaLlepersonnei

7a DÉMOCRITE.

Et comment se peut-il qne ces sombres forêts Renferment un objet si doux, si plein d'attraits?

STRABON , a part , h Démocrile et a Criseis. Tout cela ne vaut rien. Ces gens-ri , dans.leur course , Paraissent en vouloir plus au cœur qu'à la bourse. Sauvons-nous.

AGÉtAS , h Criséis.

Permettez qu'en ce sauvage endroit Ou rende à vos appas l'hommage qu'on leur doit : Souffrez...

DÉMOCRITE , à Agélas.

Plus long discours serait fort inutile. j

Vous êtes égarés du cbeuau de la ville ; Cela se voit assez : mais, quand il vous plaira, '

Dans la route bientôt Strabon vous reuicttra.

AGÉLAS.

Uu cerf, que nous poussons depuis trois ou quatre heures; Kous a, par hs détours , condu.ts daus ces demeures; Et j'ai mis pied à terre eu ces lieux détourué»...

DÉMOCRITE

Tous êtes donc chasseurs?

AGÉLAS.

Des plus déterminés. i

DÉMOCRITE

Ahl je m'en réjouis. Prendre bien de la peine; Se tuer, s'excéder, su mettre hors d'haleine; luterrompre au matin un tranquille sommeil; Aller dans les forêts ])révenir le soled; Fatiguer de ses cris les échos des montagnes;

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