ACTE II , SCENE VII
Pour convive je suis d'une assez bonne étoffe. Suivant de Démocrite et garçon philosophe.
CLÉAWTHIS.
Ou le voit, votre esprit éclate dans vos yeux.
STRAEO>-.
Madame...
CLÉAîJTHrS.
Tout en vous est noble et gracieux.
STRABON
Madame , à bout portant vous tirez la louange. Je veux être uu maraud si mes sens , en échange. Auprès de vos appas ne sont tout stupéfaits.
CLÉA.rîTHIS.
Peu de cœurs devant vous ont conservé leur pais.
STRABO>"
Ah! madame, il est vrai qu'on est fait d'un modèle A ne pas attaquer vainement une belle.
On sait de son esprit se servir à propos ; Se plaindre, se brouiller, écrire quatre mots; Revenir, s'apaiser, se remettre en colère: Faire bien le jaloux , et vouloir se défaire ; Commander à ses pleurs de sortir au besoin ; Etre un jour sans manger ,• bouder seul en un coin ; Redoubler quelquefois de tendresses nouvelles. Lorsque l'on sait jouer ce rôle auprès des belles. On est bien mallieureux et bien disgracié Quand ou manque à la fiu d'en tirer aile ou pied.
f f BlCl
loo DÉMOCRITE.
CLÉANTHIS.
La nature eu naissaut vous fit l'arae seusiLI-?.
STRABON
Le soufre préparé n'est pas plus corabustiLle,
CLÉAKTHIS.
Ainsi donc votre cœur s'est souvent enflammé ? Vous aimiez autrefois?
STRABO»
Non ; mais j'étais aimé.
Je me suis signalé par plus d'une victoire : Mais si de vous aimer vous m'accordiez la gloire. Tous verriez tout mon cœur, par des soius éternels > Faire fumer l'encens an pied de vos autels.
CLÉAîfTHIS.
Mon bonheur serait pur, et ma gloire trop grande De recevoir ici vos vœns et votre offrande; Mais certaine raison , qui murmure eu mon cœur, M'empéclie de répoudre à toute votre ardeur.
J'en ai quelqu'une aussi qui me serait contraire; Mais où parle l'amour, la raison doit se taire.
CLÉAKTHis , à part.
Si mon traître d'époux par bonheur était mort...
STRABOW , a part.
Si ma méchante femme avait fini son sort...
CLÉA>THis, a part.
Que je me serais fait un bonheur de lui plaire î