‹ ŒuvresChapitre 90 sur 212 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

STRABON, seul.

Je suis tout confondu. Quelle étrange aventure î Ma femme en ce pays , et dans cette figure ! La coquine aura su par quelque ami présent Se faire consoler de son époux absent : Mais elle n'aura pas plus long-temps l'avantage D'anticiper les droits d'un prétendu veuvage. J'ai fait réflexion sur son sort et le mien ; Je ne veux point quitter des lieux où je suis bien. Assez et trop long-temps un chagrin domestique M'a fait souffrir les maux d'un exil tyrannique ; Et , puisque mon destin m'amène en ce séjour , Je veux sur mes foyers demeurer à mon tour. De me voir en ces lieux si mon épouse gronde , Elle peut à son tour aller courir le monde.

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