‹ ŒuvresChapitre 91 sur 212 · ACTE V, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE II

Mon L)ijou ue vieut poiut. Voyez-vous ! ces geus-ci \ous promettont assez ; mais ils ne tenout guère.

STRABON

Quoi?

THALER

Vous lie savez pas ce qu'où nie viaut de faire ?

STRABON

Noa.

THALER

Vous avez grand tort.

STRABOIf.

Soit; mais Je n'en sais rien,

THALER

Vous avez vu tantôt ce bracelet ?

STRABOir.

EU bicu ?

THAI,ER.

Bon ! ne me l'ont-ils pas déjà pris ?

STRAEON.

Comment diable!

THAI.ER.

Ils m'ont mis sur le corps cet habit honorable , Disant que l'autre était trop ignominieux. Je me suis vu si brave , et j'étais si joyeux , Que je n'ai pas songé de fouiller dans rua poche ; Ils l'avont fait.

STRABON

Le tour est digne de reproche ; Ta mémoire t'a là joué d'un vilain trait.

Ma DÊMOCRITE.

THALER

On est si partrouLlé qu'où ne sait ce qu'on fait. Mais le roi m'a promis de me le faire rendre ; Pour cela tout exprès je viens ici l'attendre , Après quoi je dirons sarviteur à la cour.

STRABON

Le serpent sous les fleurs se cache eu ce séjour : J'y viens d'eu trouver un... Mais qui peut t'y déplaire? T'a-t-on fait quelque pièce encor ?

THALER

Tout au contraire.

C'est à qui me fera tout le plus d'amiquié : L'un me baille un soufflet , et l'autre un coup de pied^ L'autre une croquignole; enfin chacun s'empresse Tout du mieux qu'il le peut à me faire caresse : On me fait plus d'honneur que je ne vaux cent fois. J'ai vu manger le roi tout comme je te vois , Et tout de bout en bout.

STRABON

Tu l'as-vu ?

THALER

Face à face; Comme ces gros monsieux je tenais lama place; Et stapandant j'avais du chagrin dans le cœur.

STRABOW.

Du chagrin! et pourquoi?

THALER

Morgue ,j'ons de l'honneur; F-t Tou dit qu'Agélas en veut à notre fille.

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