‹ ŒuvresChapitre 99 sur 212 · ACTE V, SCENE V. i5i · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE V. i5i

THAt-ER.

Oui. C'est, seigneur, un bijou de famille-

AGÉLAS.

Éclaircis-nous le fait sans feinte et sans détour.

Mais tout ce que je dis est plus clair que le jour.

AGÉLAS.

Ce discours ambigu cache quelque mystère : Explique-toi.

XHALER.

Morgue, je ne suis point son père.

Puisqu'il faut vous le dire et parler tout de bon.

cRisÉrs.

Juste ciel!

THALER

Je ue fais que lui prêter mon nom , Comme bleu d'autres font.

CLÉANTHIS , à part.

Le dénoùment s'avane-e.

AGÉLAS.

Et quel est donc celui qui lui donna naissance ?

STRABOU" , à part.

Ce n'est pas moi , toujours.

THALER , montrant Cléanthis.

Cette femme, je croi , Si vous l'interrogez, le dira mieux que moi : La drôlesse , un matin , s'en vint , bonjour, bonne œuvre; îuscju'à notre maison poTter ce biau chef-d'œuvre.

i5a DÉMOCRITE.

CLÉA.ffTHI8.

Moi ? quelle calomnie !

THALER , à Cléanthis.

Ob ! je vous connais bien.

CLÉiinTHfS.

Qui ? moi , j 'aurais ... ?

TBALER.

Oui, vous.

ÀGÉLA.S , à Cléanthis.

Ne dissimule rien.

CLÉJLWTHIS.

Seigneur, j'ai satisfait aux ordres de la reine , Qui de son premier lit n'ayant pour fruit qu'Ismène , Et lui voulant au trône assurer tous les droits, M'obligea de porter sa fille dans les bois.

AGÉLA.S.

Puis-je croire, grands dieux ! cette étrange aventure ? Mais! hélas! n'est-ce point une heureuse imposture?

CLÉAITTHIS.

Seigneur, ce bracelet avecque ce rubis Kendent le fait constant.

STRABOW , a part.

Je reprends mes esprits.

AGÉLÀS , h Criséis.

Il est temps qu'à présent , puisque le ciel l'ordonne , Je remette à vos pieds le sceptre et la couroniie. Je vous rends votre bien, madame; et désormais Je ne le puis tenir que de vos seuls bienfaits.

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