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FIN DES CHRONIQUES

Les chroniques de Froissart sont arrivées à leurs derniers feuillets, et en même temps le XIVe siècle , naguère encore resplendissant de tout l'éclat de la gloire des armes, s'achève en France et en Angleterre dans la honte et dans le deuil. A Paris, Jean de Nevers qui n'a su ni combattre , ni mourir, rentre dans cette cour où protégé par l'impuissance du fantôme royal il méditera bientôt une victoire plus facile, celle que des assassins mercenaires lui promettront par guet-à-pens et par trahison sur un prince qui à son berceau a été armé chevalier par l'épée de Bertrand du Guesclin. A Londres , Richard II verse au nom d'une justice inexorable le sang de ses proches. Parmi les descendants d'Edouard III il n'en est point qui ne se haïssent et ne s'entredéchirent. A d'odieuses trahisons succèdent d'effroyables supplices, et le château de Pomfret étend sur les derniers jours du fils du Prince Noir des ténèbres qui ne sont point encore éclaircies.

Dans ce volume la folie de Charles VI relègue la France au second

plan. C'est Richard II qui occupe la scène de l'histoire, en attendant

que Shakspeare lai ouvre celle du drame. Nous comparerons avec soin

au récit souvent incomplet ou inexact de Froissart celui des chroniques

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