‹ ŒuvresChapitre 22 sur 134 · TAXES LEVÉES DANS LES ÉTATS · texte numérisé non relu

TAXES LEVÉES DANS LES ÉTATS

ensemble, et disoient bien le duc et la duchesse que, sans grant ayde de leurs bonnes gens des terres et pays que ils tenoient tant en Bourgoingne comme en Artois et en Flandres, la somme des flourins de la l rédemption 2 de leur fils ne se pourroit faire avec les autres despens et coustages qui tous les jours en venoient et s'en 3 nourissoient4 ; car ces alers, ces venirs, 5 ces traittiés, ces détrianceset ces séjours 6, tous estoient membres qui donnoient fourme et matière de trèsgrans7 despens8. Et quoyque la rédemption première devers ledit roy Basaach ne devoit monter que deux cens mille flourins, tous considérés les coustages qui en dépendoient, on en povoit bien mettre deux cens mille 9 oultre 10 avant encoires venans à celle somme, ce disoient ceulx qui du fait de la rédemption, et de la recepte et des mises M sensonny oient 12, et si 13 ne seroient pas toutes choses bien accomplyes, ne payées.

Or estoit à demander et sçavoir où tel avoir seroit prins et trouvé pour partout satisfaire ; car encoires, aveuc tous ces meschiefs, il convenoit au duc et à la duchesse et à leurs enffans, où que ils fuissent, tenir leur estât grant et estofFé, qui ne se povoit rompre, ne 14 brisier 15 : aussi ce n'estoit point Tintention du duc, ne de la duchesse.

Si fut regardé et advisé en leur conseil que les cités et bonnes villes, les terres et les seignouries qu'ils tenoient, dont ils avoient grant foison, voire les bonnes gens qui ens es dittes cités , villes, chasteaulx et seignouries demouroient et 16 conversoient 17, en fuissent tailliés, et par espécial ceulx de Flandres, où il redonde et habonde moult de finances pour le fait de la marchandise, en eussent la greigneur

Rançon. — 8-* Entretenoient. — 5 Ces recueillottes. — 6 Et demeurances. — 7 ■■ Frais. — 91° Autres. — "-•■ S'entremettoient. — "-13 Autrement. — 14"15 Laisser. — 16-'7 Habitoient.

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