MORT DE HENRI DE RAR
tion du conte de Nevers estoit telle que de là ils ne partiroient, si se tendroient pour 1 contemptes 2 toutes les parties. Et à ces finances 3 faire et délivrer et haster 4 , sire Dinde Responde rendoit grant paine et dilligence pour plus complaire au roy de France et au duc de Bourgoingne qui celle part l'a voient envoie, car en tant que de tels choses faire et conduire il estoit 5 soubtil à merveilles 6, et trop bien y sçavoit adreschier mieulx que nuls autres) , les seigneurs s'esbatoient l'un aveuc l'autre, et passoient le temps et la saison au plus joieusement comme ils povoient, et leurs gens qui commis y estoient, entendoient à leur délivrance 7 du plus près 8 qu'ils povoient.
En ce temps se bouta une mortalité très-grande et trèspérilleuse en la cité de Venise et là environ, et commença à l'entrée du mois d'aoust : si dura 9 tout ounyement 10 jusques à la Saint- André, laquele mortalité abaty etoccist du poeuple sans nombre. Et y moru, dont ce fut dommage , messire Henry de Bar, ainsné fils au duc de Bar et hiretier de par sa femme de toutes les terres que le sire de Coucy tenoit, réservé le douaire.
Ainsi en celle saison furent les deux dames de Coucy vesves de leurs deux maris, dont ce fut dommage. Si fut le corps de messire Henry de Bar appareil lié et enbausmé et apporté en France, et ll tiens 12 que il fut ensévely à Paris, car là luy fut fait son obsèque moult grandement et révéramment.
Pour la cause et doubtance de la mortalité et aussi pour eschiever les périls se départy le conte de Nevers de Venise
'"• Contentées. — 3-4 Et délivrances faire et diligenter. — B-6 Moult soubtil. — 7-8 Lo plus bref. — 9-1°-Sans cesser. — "-*' Crois.