‹ ŒuvresChapitre 29 sur 134 · BOUCIQUAUT EST CRÉÉ MARÉCHAL · texte numérisé non relu

BOUCIQUAUT EST CRÉÉ MARÉCHAL

pourvoye. Si se misrent les seigneurs de France ensemble pour avoir advis et conseil de qui on feroit connestable. Euls conseilliés, la plus saine partie du conseil du royaulme nommèrent et esleurent ce gentil et vaillant chevalier et preud'homme messire Loys de Sansoire qui moult long temps avoit esté mareschal de France ; et encoires l'estoit-il au jour que il fut esleu, et estoiten la marche delà Languedoch et là mandé. Si trestost que il ouy les nouvelles que on luy signifia de par le roy, il vint à Paris et, luy venu, il fut pourveu del office de la connestablie1.

Or vacqua l'office de la mareschaldie. Dont dist le roy que il y avoit pourveu et que nul autre ne le seroit que son chevallier Bouchicault. Tous les seigneurs s'i assentirent, car bien le vailloit. Pour lors que il fut esleu, il estoit encoires à Venise, mais il vint assés tost après, car les finances et les délivrances des seigneurs se firent, et retournèrent tous en France, où ils furent receus à grant joye. Si demoura messire Bouchicault mareschal de France.

Le conte de Nevers se tray par devers le duc de Bourgoingne son père et la duchesse sa mère : si fut festoie et conjouy grandement de euls et de tous autres, ce fut raison, car il venoit d'un loingtain voyage et périlleux, 2et 3 fut voulentiers veu en France, en Artois, en Bourgoingne- et en toutes les terres et seignouries, desquelles il estoit, à l'apparant du monde, ainsi que on puet comprendre les choses, 4 hiretier.

1 De France. — *-3 Pour luy et pour ses compaignons, mais au plaisir de Dieu il en fut délivré ; et s'en vint es païs de son père, et quant il fut arrivé, si. — * Successeur et.

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