‹ ŒuvresChapitre 92 sur 134 · DES CONSEILLERS DE RICHARD II · texte numérisé non relu

DES CONSEILLERS DE RICHARD II

de Lancastre en leur compaignie, et aucuns chevalliers et escuiers de son conseil. Quant ils furent venus jusques à là, ils entrèrent tous en la chambre où le roy Richart estoit, auquel, en venant et en entrant en la chambre et en parlant à luy, ils ne firent nulle révérence, mais luy lisirent bien au long tous ces vingt et huit articles sur lesquels il ne respondy riens ; car il vey et congneu bien que ils estoient véritables, fors tant que il dist que tout ce que fait en avoit, estoit passé par l conseil, dont luy fut demandé que il voulsist nommer ceulx par lesquels il s'estoit le plus conseillié. Il les nomma, ainsi que celluy qui avoit espérance de avoir délivrance de là et aler ent quitte et passer 2 pour3 ceulx qui le plus conseillié l'avoient, ainsi que autreffois on l'avoit quitté et que ceulx par lequel conseil il avoit mésusé, estoient demourés en la peine. Mais ce n'estoit pas l'intention des Londriens et 4 de ceulx 5 qui acqueillié l'avoient. Pour celle fois ils ne parlèrent plus avant, mais s'en retournèrent, et s'en ala le duc de Lancastre en son hostel et laissa convenir le maire de Londres et les hommes de la loy, lesquels vindrent en la maison de la ville que on dist à Londres Guihale, et là sont fais et rendus les jugemens des cas qui appartiennent aux citoiens de Londres ; et encoires moult de poeuple s'i assemblèrent, quant ils veirent que les seigneurs de la ville et de la loy* se traioient là, et pensoient bien que on feroit justice, ainsi que on fist : je vous diray par quel fourme.

Tout premièrement les fais contraires contre le roy et les articles qui lus avoient esté devant luy en la Tour , furent là lus généralement et publiquement , et remonstré par celluy qui les lisi , que le roy n'en avoit nuls débatus :

Sou. — '-* Ea accusant. — *-s Des aultres villains.

XV r. — FROISSÀRT.

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