‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 128 sur 158 · DÉCLARATION · texte numérisé non relu

DÉCLARATION

y donne ane trè»-fau99e idée de notre doctrine et de notre foi. On attribue à plusieurs de nous sur dirers articles des sentimens qu'ils n*ont point , et on en défigure d'autres. On aTance , contre toute venté , que plusieurs ne croient plus ta divinité

de Jésus-Christ et nom d'autre religion quun socinia^

nisme parfait^ rejetant tout ce qu'on appelle mystère, etc. Enfin y comme pour nous faire honneur d'un esprit tout philosophique j on s'efforce d'exténuer notre christianisme par des expressions qui ne vont pas à moins qu'à le rendre tout-à-fait suspect ; comme quand on dit que parmi nous la religion est presque réduite à V adoration d^un seul DiKU , du moins chez presque tout ce qui r^est pas peuple ^ et que le respect pour iÈSOS^ Chbist er pour t Écriture, est peut-^re la seule chose qui distingue d'un pur déisme le christianisme de Genève.

De pareilles imputations sont d'antant plus dangereuses et plus capables de nous faire tort dans toute la ciirétientéy qu'elles se trouvent dans un livre fort répandu , qui d'ailleurs parle favorablement de notre ville , de ses mœurs , de son gouvernement 9 et même de son clergé et de sa constitution ecclésiastique. Il est triste pour nous que le point le plus important soit celui sur lequel on se montre le plus mal informé.

Pour rendre plus de justice à l'intégrité de notre foi, il ne fallait que faire attention aux témoignages publics et authentiques que cette Église en a toujours donnés, et qu'elle en donne encore chaque jour '. Rien de plus connn que notre grand principe et notre profession constante de tenir la doctrine des saints prophètes et apôtres ,. contenue dans les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament , pour une doctrine divinement inspirée, seule règle infaillible et parfaite de notre foi et de nos mœurs. Cette profession est expressément confirmée par ceux que l'on admet au saint ministère ; et même par tous les membres de notre troupeau , quand ils rendent raison de leur foi , comme caté-

U» vers français qu'on ehanio, phu mmuvais encore. Si on en oroit le» étrangers qui oot éxé & Genève , et les GeneTois même , cette ezpotiiion est fort exacte; elle n'a rien d^aillenrs qui puisse blesser les ministres de Genève. L'abolition des images est un des points de leur doctrine. Quand ils se borneraient à la morale dans, leurs sermons, ib ne seraient point blâmables en cela , les matières de dogme e'tant plus faites pour les Irvres que pour la chaire. Ealin il n^ a pas d'apparence qu'ils Teuillent donner leur musique pour bonne , non plus que les vieux psaumes de Marot et de Bèse. ( Koye» pag. ^75 et 376. )

' Pourquoi donc dans l'opinion de la plupart des protésUns , et notamment des églises de Suisse et de Hollande, l'Église de Genève passe-t-elle pour ftodnienne , ou du moins pour favorable au socinianisme ? ^ les ministres de Genève n'ont pas donne' lieu & celte opinion , il faut avouer qu'ils sont fort ^ l'iaindre.

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