DES PASTEURS DE GENÈVE
T^iiuinènes , à la face de l'Ëglise. On sait aassi l'usage continuel que nous faisons du symbole des apôtres , comme d'un abrégé de la partie historique et dogmatique de TEvangile j également admis de tous les chrétiens. Nos ordonnances ecclésiastiques portent sur les mêmes principes : nos prédications , notre culte, notre liturgie, nos sacremens , tout est relatif à Tceuvre de notre rédemption par Jésus-Christ. La même doctrine est enseignée dans les leçons et les thèses de notre académie, dans nos livres de piété , et dans les autres ouvrages que publient nos théologiens , particulièrement contre l'incrédulité , poison funeste , dont nous travaillons sans cesse à préserver notre troupeau. Enfin nous ne craignons pas d'en appeler ici au témoignage des personnes de tout ordre , et même des étrangers qui entendent nos instructions tant publiques que particulières , et qui en sont édifiés.
Sur quoi donc a-t-on pu se fonder , pour donner une antre idée de notre doctrine ? ou si l'on veut faire tomber le soupçon sur notre sincérité , comme si nous ne pensions pas ce que nous enseignons et ce que nous professons en public , de quel droit se permet-on un soupçon si odieux? et comment n'a- 1- on pas senti, qu'après avoir loué nos mœurs comme exemplaires, c'était se contredire, c'était faire injure à cette même probité , que de nous taxer d'une hypocrisie 011 ne tombent que des gens peu consciencieux, qui se jouent delà religion?
Il est vrai que nous estimons et que nous cultivons la philosophie. Mais ce n'est point cette philosophie licencieuse et sophistique dont on voit aujourd'hui tant d'écarts. C'est une philosophie solide , qui , loin d'affaiblir la foi , conduit les plus sages à être aussi les plus religieux.
Si nous prêchons beaucoup la morale , nous n'insistons pas moins sur le dogme. Il trouve chaque jour sa place dans nos chaires : nous avons même deux exercices publics par semaine , uniquement destinés à l'explication du catéchisme. D'ailleurs cette, morale est la morale chrétienne, toujours liée au dogme , «t tirant de là sa principale force, particulièrement des pro* messes de pardon et de félicité étemelle ■ que fait l'Evangile k ceux qui s'amendent, comme aussi des menaces d'une condamnation éternelle contre les impies et les impénitens. A cet égard , comme à tout antre , nous orojons qu'il faut s'en tenir
' 11 serait il souhaiter qoc les pasteors de Geoèvc eussent expliqué ici l*idce précise qu'ils attachent au mot éUm€L On sait que plusieurs écrÎTains protestans ont entendu par ce mot , non pas ce qui ne finitn jamais , mais ce qui doit durer trèê^Um^iemps, Cest ainsi qu'ils expliquent les passages de rÉcriture où se trouve le mot éternel. On sent donc combien il éiaixl n^ces<xaiie que les ministres de Genèxe lerasseni Tcquiroque. Une ligne aurait suffi t>our cela.