‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 148 sur 158 · ACADÉMIE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

ACADÉMIE FRANÇAISE

qu'il avait lus ; et même chaque académicien prenait le nom de celui de ces anciens auteurs pour lequel il avait le plus de goût, ou de quelque personnage célèbre de l'antiquité. Alcuin, ^ntre autres , des lettres duquel nous avons appris ces particularités , prit celui de Flaccus , qui était le surnom d'Horace ; un jeune seigneur qui se nommait Angilbert , prit celui d* Homère y Adelard , évéque de Corbie , se nomma Augustin; Riculphe, archevêque de Mayence , Damétas ; et le roi lui-même , David,

Ce fait peut servir à relever la méprise de quelques écrivains modernes , qui rapportent que ce fut pour se conformer au goût général des savans de son siècle , qui étaient grands admirateurs des noms romains , qu' Alcuin prit celui de Flaccus AUfinus.

La plupart des nations ont à présent des Académies , sans en excepter la Russie. Il y en a peu en Angleterre ; la principale et celle qui mérite le plus d'attention , est celle que nous connaissons sous le nom de Société royale , et on peut y joindre la Société d'Edimbourg. Il y a cependant encore une Académie ' royale de musique et une de peinture établies par lettres-patentes, et gouvernées chacune par des directeurs particuliers.

En France nous avons des Académies florissantes en tout genre , tant à Paris que dans d'autres villes.

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