‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 10 sur 19 · A M«». DE SAINT-AND · texte numérisé non relu

A M«». DE SAINT-AND

BEUGIEDSB DE XONT-FLEURI.

JVIadaiie, on vous a imposé des devoirs austères, lorsque vous avec embrassé la vie monastique ; mais cette même austérité n'est-elle pas rachetée par la paix et la tranquillité de l'âme dont vous pouvez jouir plus aisément que dans le monde ? Un jeune époux presse dans ses bras avec confiance et sans alarmes une épouse adorée ; il est au comble de la félicité.-. • . O malheur ! il l'obtient, il la perd en un jour, et sa mort laisse dans son cœur déchiré des regrets étemels. Tendre mère , qui contemples aujourd'hui dans une douce extase le fruit de tes longues douleurs, demain peut-être tu le verras passer du berceau dans la tombe. Voyez ce père affaibli par les ans suivre tristement sa jeune fille , le seul plaisir de ses yeux , le seul appui de sa vieillesse , à ce tombeau qu'il implore en vain pour lui-même. . • Hélas ! madame , ceux qui nous consolent de la vie en font aussi les peines !

Je suis avec le plus profond respect ^ etc.

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