‹ Œuvres; (volume 2)Chapitre 101 sur 493 · I. 'Aya/A "I0i • ieuxoct'vei · texte numérisé non relu

I. 'Aya/A "I0i • ieuxoct'vei

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a agam. Va ; déjà les feux de l'aurore et le char brillant du soleil font blanchir ce flambeau. » (Vers i55-i57.) — Rotrou (acte 1, scène v) :

Va , tu vois que l'aurore au coteau d'alentour Du soleil qui la suit annonce le retour.

i. Cette conquête de Lesbos par Achille est mentionnée, nous l'avons dit plus haut (p. 141, note 6), au livre IX de Ylliade, vers 271 ; et il y est fait allusion au vers 660 du même livre.

3. Ces vers paraissent un emprunt fait à un passage des Troyennes de Sé nèque (vers a3o-233) :

Hœc tan t u clades gentium ac tantus pavor, Sparsse tôt urbes, turbinis vasti modo, Alterius esset gloria ac summum decus; Iter est Achillis

IPHIGÉ'JN 1E.

Par le prix glorieux dont vous l'avez flatté ! Mais cependant, Seigneur, que faut-il que je croie ! D'un bruit qui me surprend et me comble de joie ? Daignez-vous avancer le succès de mes vœux ? 175 Et bientôt des mortels suis-je le plus heureux? On dit quTphigénie, en ces lieux amenée, Doit bientôt à son sort unir ma destinée.

AGAMEMNON

Ma fille ? Qui vous dit qu'on la doit amener ?

Seigneur , qu'a donc ce bruit qui vous doive 1 étonner ? 180

AGAMEMNON, à Ulysse.

Juste ciel ! sauroit-il mon funeste artifice ?

ULYSSE

Seigneur, Agamemnon s'étonne avec justice. Songez-vous aux malheurs qui nous menacent tous ? O ciel ! pour un hymen quel temps choisissez -vous ? Tandis qu'à nos vaisseaux la mer toujours fermée 1 8 S Trouble toute la Grèce et consume l'armée ; Tandis que pour fléchir l'inclémence des Dieux2, Il faut du sang peut-être , et du plus précieux , Achille seul, Achille à son amour s'applique? Voudroit-il insulter à la crainte publique , 19°

1. L'édition de 1676 a seule doit, au lieu de doive. C'est probablement une làute d'impression.

2. Racine a fait passer dans notre langue le Divum inclementia de Virgile (Énéide, livre II, vers 602). Le P. Bouhours dans ses Remarques nouvelles, publiées en 1675, c'est-à-dire la même année queVIphigénie, dit (p. 376) que ce mot n'était pas très-bien établi alors. Il ajoute : «M. de Balzac l'a employé dans le propre : V inclémence de Vair, Vinclémence du temps. On commence à s'en servir dans le figuré, et M. Racine fait dire à Ulysse :

Tandis que pour fléebir l'inclémence des Dieux, etc.

11 auroit pu mettre : «la colère des Dieux; » mais il a cru sans doute que «' l'inclémence des Dieux » étoit plus beau et plus poétique. Je crois que M. Racine a raison; et je crois même qu'avec le temps inclémence pourra passer de la poésie à la prose. »

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