‹ Œuvres; (volume 2)Chapitre 152 sur 493 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

AGAMEMNON, seul.

A de moindres fureurs je n'ai pas dû m'attendre. Voilà, voilà les cris que je craignois d'entendre : Heureux si dans le trouble où flottent mes esprits , Je n'avois toutefois à craindre que ses cris ! i3ao

1 . « On prétend , dit Luneau de Boisjermain dans son commentaire , que Lulli, auquel on reprochoit de ne devoir ses succès qu'aux vers de Quinault , mit ceux-ci en musique, et qu'il les exécuta sur son clavecin. On ajoute que les spectateurs furent saisis d'horreur, la musique de Lulli étant encore plus déchirante que les vers de Racine. » Il est permis de douter que la musique de Lulli ait surpassé ces beaux vers.

2. On a rapproché ces vers de cet endroit de Virgile [Enéide, livre IV, vers 63 et 64) :

Pecudumque reclusis Pectoribus inkians spirantia consulit ex ta.

3. Geoffroy se plaint de ce que les comédiens de son temps se permettaient de retrancher ces deux derniers vers.

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