Noctes atque dies yatet atri januu Ditis
(Virgile, Enéide, livre VI, vers 127.)
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« Phèdre. Que fais -tu? Quelle est cette violence? Tu t'attaches à ma main. — la nourrice. Je ne cesserai point d'embrasser tes genoux. — phèdre. Mal-
3<io PHÈDRE.
Quand tu sauras mon crime , et le sort qui m'accable , Je n'en mourrai pas moins , j'en mourrai plus coupable.
OENONE
Madame, au nom des pleurs que pour vous j'ai versés,
Par vos foibles genoux que je tiens embrassés ,
Délivrez mon esprit de ce funeste doute. 245
PHÈDRE
Tu le veux. Lève-toi.
OENONE
Parlez, je vous écoute1.
PHÈDRE
Ciel! que lui vais-je dire , et par où commencer?
OENONE
Par de vaines frayeurs cessez de m'offenser.
PHÈDRE
O haine de Vénus ! O fatale colère !
Dans quels égarements l'amour jeta ma mère ! 2 5 o
OENONE
Oublions-les , Madame ; et qu'à tout l'avenir Un silence éternel cache ce souvenir.
PHÈDRE
Ariane, ma sœur, de quel amour blessée , Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée 2 !
heur à toi, hélas! malheur, si je dis ce que tu veux savoir. — la nourrice. Et quel plus grand malheur peut-il m'arriver que de te perdre ? » (Euripide, Hippolyte, vers 325-328.)