‹ Œuvres; (volume 2)Chapitre 36 sur 493 · Pauline dit semblablement à Sévère · texte numérisé non relu

Pauline dit semblablement à Sévère

Hélas! cette vertu, quoique enfin invincible,

Ne laisse que trop voir une âme trop sensible.

Ces pleurs en sont témoins, et ces lâches soupirs

Qu'arrachent de nos feux les cruels souvenirs :

Trop rigoureux effets d'une aimable présence ,

Contre qui mon devoir a trop peu de défense!

Mais si vous estimez ce vertueux devoir,

Conservez-m'en la gloire, et cessez de me voir.

Épargnez-moi des pleurs qui coulent à ma honte ;

Épargnez-moi des feux qu'à regret je surmonte;

Enfin épargnez- moi ces tristes entretiens,

Qui ne font qu'irriter vos tourments et les miens.

(Poljcucte, acte II, scène jn, vers 533-544.) a. Var. Cours par un prompt trépas abréger ta misère.

Toutefois observons et Pharnace et mon père. (1673-87) 3. On peut comparer cette scène avec la scène v de l'acte I du Don Corlos de Schiller. La situation a des traits frappants de ressemblance ; mais il n'y en a aucune dans la manière dont l'ont traitée les deux poètes, si différents par le génie, par le goût et par le système dramatique qu'ils avaient adopté. Un commentateur de Racine (voyez l'édition de Petitot) avait déjà remarqué que la prétendue passion de don Carlos pour Élisaheth de France rappelait celle de Xipharès pour Monime ; et il en concluait, avec peu de vraisemblance selon nous, que le bruit de cette passion répandu à la cour de France avait pu suggérer à Racine l'idée de quelques passages de sa pièce.

FIN DU SECOND ACTE

MITHRIDATE

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