‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 188 sur 394 · L'orthographe de Racine est : yuroye · texte numérisé non relu

L'orthographe de Racine est : yuroye

7. Quoique nous donnions plus loin à part, comme pour les notes des Fies parallèles^ les rapprochements d'idées modernes et d'idées chrétiennes, nous avons laissé cette phrase à côté de la maxime de Plutarque, dont elle est une application. — Nous avons fait de même en quelques rares endroits :

J. Racine, vi 20

l'amitié. — Les vieillards se plaisent avec les vieillards. — Flatteur, comme l'eau, s'accommode à toutes sortes de vases. — Les vrais amis n'imitent que les vertus dans leurs amis. Les flatteurs imitent les vices. — Ils n'ont garde de reprendre ce qu'ils imitent,

— Folie des courtisans qui imitent les défauts corporels. — Les flatteurs découvrent leur secret, afin d'avoir ceux des autres. — Parasite marche par les dents. — Flatteurs. Ils tâchent de ne point surpasser les autres, sinon en vices. — Flatteur se rend agréable faisant tout ce qui peut plaire ; et l'ami déplaît quelquefois faisant ce qu'il faut faire. — Médecin tantôt doux, tantôt rude. — Il ne faut pas se soucier si on déplaît à son ami, faisant ce qui lui est utile. — Le flatteur ne tâche qu'à plaire. — Être rude aux méchants. — Comment on peut reconnoître un flatteur. — On ne veut être repris ayant mal fait, et on veut être loué. — Flatteurs dangereux, donnant de beaux noms à des vices. — Flatteurs sont cause des vices de ceux qu'ils flattent. Lucian. in Nigr. {Lucianus in Nigrino, chapitre xxiii.) — Flatteurs qui se blâment eux-mêmes.

— Ils demandent conseil à ceux qui se vantent pour leur esprit. — Louanges dissimulées. — Us honorent les riches, et non les gens de bien. — Les enfants des grands seigneurs ne peuvent apprendre qu'à monter à cheval. — Les louanges nuisent aux hommes vicieux.

— Liberté feinte des flatteurs*. — Corrections des flatteurs. Ils ne reprennent que les moindres défauts. — Artifice des flatteurs. Ils appellent un avare comme un prodigue. - — Le flatteur pousse aux voluptés. — Discours véritable est simple. Différence de l'ami et du flatteur dans les salutations et les compliments. — Dans les services. N'^. — Dans les promesses. — Amis qui [ne] cèdent facilement aux mauvais desseins. — Le flatteur ressemble aux ombres qui suivent le corps. — Il veut paroître fort officieux. — L'ami est comme l'œuf, qui ne fait rien paroître au dehors. — Dieu se plaît à bien faire aux hommes, souvent sans qu'ils le sachent. — Il n'y a rien de plus insupportable que quand on nous reproche un bienfait. — Un bienfait est agréable quand il n'est point augmenté par des paroles.

— Ne servir ses amis en des choses mauvaises. — Compar[aison] du flatteur au singe. — Le flatteur ne peut souffrir les vrais amis. — Calomnies laissent toujours quelque soupçon. — Les grands esprits

ainsi plus haut pour une citation de saint Basile, ailleurs pour la mention de saint Thomas d'Aquin, etc.

I. Racine a ajouté ici fort à propos la citation de deux passages de Tacite : « p^id. Tac. init. i. Ann. {Fide Tacitum^ initio libri I Annalium, cap. vin) : Ea sola species adulandi supererat. Et fin, 3 [fit fine lihri ///, cap. lxx) : Iniellexit hxc Tibevius ut erant magis quam ut dicebantur. »

PLUTARQUE

sont facilement trompés. — Se connoître soi-même. — Peu qui j sachent reprendre comme il faut. — Ne reprendre trop sévèrement, j — Ne reprendre des fautes qu'on fait contre nous. — Être entièrement exempt d'intérêt particulier dans les répréhensions. — Ne se moquer quand on reprend, ni faire parade de la subtilité de son esprit, comme un chirurgien ne doit faire de la légèreté de sa main.

— Ne reprendre qu'à temps. — Ne reprendre un homme ivre. — Le vin excite la colère. — - N'épargner ses amis dans leurs * prospérités. — Il y a peu de personnes heureuses et sages tout ensemble. — Ne reprendre les malheureux, mais les consoler. — Comp[araison]. On ne fouette les enfants qui se laissent tomber qu'après qu'ils sont relevés. — Flatteurs dans les prospérités foulent aux pieds dans les adversités. — Exemple de ceux qui reprochent les* fautes dans les adversités. — Reprendre dans les autres des vices dont on veut corriger son ami. — Ne reprendre devant les autres.

— On rend une personne insensible quajtid on le reprend trop. — I Ceux qui sont souillés des vices dont ils reprennent les autres. — j Se reprendre soi-même avec les autres. — Louer ceux qu'on re-

I prend et leur faire souvenir de leurs' vertus passées. — Ne louer les autres devant ceux qu'on reprend. — Sinon les pères. — Ne reprendre en même temps ceux qui nous reprennent. — Contre ceux qui reprennent jusqu'aux moindres défauts. — Louer aussi bien que reprendre. — Ne convaincre trop fort, et recevoir les excuses, — Détourner des vices avec force. — Il faut avoir ou de bons amis ou de méchants ennemis qui nous disent nos vérités. — Adoucir celui qu'on a repris.

De pbofectibus in virtute. On ne devient parfait en un moment.

— Comment on peut reconnoître son avancement dans la vertu.— Ne faire aucune pause. Il faut avancer ou reculer. — Ne donner

j aucune trêve aux passions. — Comp[araison] des roseaux à ceux I qui étant bien ardents d'abord, se relâchent ensuite. — Rompre \ tous les empêchements. — On reconnoît son amour en l'absence de ce qu'on aime. — Il faut non-seulement se plaire aux sermons, mais pratiquer ce qu'on y apprend. — Les commencements sont difficiles. — Quitter le monde. — Repousser les tentations» — Ne se laisser détourner voyant ses amis bien riches et bien venus dans la cour. — On ne peut bien mépriser le monde si on n'aime parfaitement la vertu. — Contre ceux qui s'amusent à considérer l'éloquence dans les discours, et qui ne les pratiquent point. — Contre

Page 1