Agnès de Sainte-Thècle Racine
LETTRES
mandé qu'on ne lui écrivît plus à Paris. Cela difFérera peut-être l'entière conclusion de leur accommodement; mais c'est tout un, puisque la chose est faite, aux signatures près. Monsieur d'Usez treuvera plus d'obstacles qu'il ne pense. Il s'attend que le Prévôt et tout le monde signera son concordat, et il est fort trompé. Imaginez-vous si le Prévôt, qui a la collation de douze chanoinies de deux ou trois mille francs chacune ^, renoncera à ce droit-là pour complaire à Monsieur FEvéque, dont il ne se soucie point du tout, à ce qu'on dit. Mais il ne reviendra de tout cela que "des procès, et les réformés^ feront rage.
' On me vient voir ici fort souvent, et on tâche de me ' débaucher pour me mener en compagnie. Quoique j'aie la conscience fort tendre de ce côté-là, et que je n'aime I pas à refuser, je me tiens pourtant sur la négative, et j je ne sors point. Mon oncle m'en sait fort bon gré, et i je m'en console avec mes livres. Comme on sait que je m'y plais, il y a bien des gens dans la ville qui m'en apportent tous les jours. I^es uns m'en donnent des grecs, les autres d'espagnols, et de toutes les langues. Pour la composition, je ne puis m'y mettre. Sic enim sum complexus otium ut ab eo dwelli non cjueam. Itaque aut libris me delecto^ quorum habeo festivam copiam^ aut te cogito. A scrïbendo prorsus abhorret anîmus^^,