Pierre Sconin
LETTRES
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vous supplie de lui dire que je mets toute ma confiance et tout mon recours à lui, et que j'aurai toujours pour I lui toute Tobéissance et TafFection que j'aurois pu avoir ! pour mon propre père. Je crois que vous savez bien qu'il vous faut faire habiller de deuil. Je suis bien marri de n'avoir point reçu encore l'argent qu'on m'avoit promis. J'aurois de tout mon cœur contribué à la dépense
j qu'il vous faudra faire. Je demanderai ^ demain à ma tante Vitart * ce qu'elle jugera à propos que vous fassiez. Mandez-moi vous-même toutes vos pensées là-dessus, et si vous vous adresserez à mon père ^ pour cela. Adieu, ma chère sœur : j'ai trop de douleur pour songer à au-
1 tre chose qu'à l'extrême perte que j'ai faite. Mon oncle Racine ^ ne manquera pas sans doute de faire tout ce qu'il faudra pour le service de ma mère. Adieu donc : la mort de ma mère nous doit porter à nous aimer encore davantage, puisque nous n'avons plus tantôt
! personne. Vous devez espérer beaucoup d'assistance
I en la personne de ma chère tante Vitart : elle vous aime beaucoup, et elle nous servira de mère à l'un et à l'autre.
Racine.
Suscription : A Madame Madame Marie Racine, chez Monsieur le Commissaire, à la Ferté-Milon. (Cachet noir : \ J. RAC.)
3, Racine avait d'abord mis : Je parlei^ai.
4. Claude des Moulins, sœur de la grand'mère que Racine venait de perdre.