‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 345 sur 394 · Dans l'original : remercié^ sans accord · texte numérisé non relu

Dans l'original : remercié^ sans accord

LETTRES

^ maines et qui m'a extrêmement incommodé. Je vous prie donc de m' excuser, et de faire aussi mes excuses à

,^ mon cousin Regnaud^, que je n'ai point encore remercié d'un panier de fromage qu'il m'a envoyé. J'attends à m' acquitter envers lui que je puisse lui aller choisir un baril d'olives pour son carême. Je voulois aussi envoyer quelque chose à mon cousin Vitart; mais votre lettre m'a donné bien du déplaisir en m' apprenant l'état fâcheux où il se trouve*. Je vous prie, au nom de Dieu, de lui bien témoigner la part que je prends à sa maladie, et d'assurer aussi ma cousine, sa femme, qu'on ne peut pas s'intéresser plus que je fais à son déplaisir. Je voudrois de [tout] mon cœur être en état de les so[igner] l'un et l'autre. Mandez-moi de ses nouvelles quand vous le pourrez^.

J'approuve tout ce que vous faites à l'égard de ce petit Dassy^, et comme le temps est fort rude, je vous prie de faire de mon argent toutes les charités que vous croirez nécessaires. Je vous écrirai, s'il plaît à Dieu, avant la fin de la semaine prochaine.

3. Voyez ci-dessus, p. 538, la note 3 de la lettre By. Dans la lettre 48, Racine a écrit Regnaut le nom de ce cousin.

4. Il est évident que ce fut la dernière maladie d'Antoine Vitart, et qu'il mourut fort peu de temps après, puisque le second mariage de sa veuve est de cette même année 1687. Voyez ci-dessus, p. 435, la note 6 de la lettre 19. Nous avons déjà eu plusieurs occasions de parler de ce frère de M. Vitart, intendant du duc de Luynes. Dans des actes de différentes dates, Antoine Vitart est qualifié, tantôt avocat au Parlement, procureur du Roi des eaux et forêts de Valois, tantôt conseiller du Roi et de son Altesse Royale Monsieur le duc d'Orléans.

5. Racine avait d'abord écrit : « le plus tôt que vous pourrez. » — Dans la phrase précédente, tout et la fin de soigner ont été enlevés avec le cachet.

6. C'est le même dont Racine, dans la lettre précédente, écrit le nom d'Acj,

LETTRES

Mon mal de gorge est un peu diminué depuis hier. ~ Ma femme et nos enfants vous saluent, et M. Rivière. Je suis de tout mon cœur, ma chère sœur.

Votre très-humble et très-obéissant serviteur,

Racine.

Je vous prie de me mander le jour où mon père et ma mère moururent, afin que je fasse prier Dieu ces jours-là pour eux. Il me semble que c'est vers ce tempsci que nous perdîmes feue ma mère ^ .

Adieu, ma chère sœur : j'embrasse ma petite nièce ^, qu'on dit qui est la plus jolie du monde.

Suscriptioii : A Mademoiselle Mademoiselle Rivière, à la Ferté-Miion. (Cachet : J. RAC.)

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