Vers 66. — 4- Vers
J. Racine, vi
REMARQUES
ëtoit allé pleurer tout seul sur le bord de la mer. Homère le décrit admirablement :
05ô' àp' 'OÔuaarja (xsyaXyjTopa Ivôov l'TeT[j.£V,
"ÂXV 8y' £7c' àxtr^ç, xXaΣ xa0rj[xevoç- £v6a, ::(^poç 7C£p
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IIôvTov It^' <JTpuY£i:ov Ô£px£ay.£To, Sdîxpua X£{6ojV. [Vers 81-84 •]
On ne peut pas mieux décrire un affligé. Il étoit assis, ditil, sur le rivage de la mer, où il nourrissoit sa douleur de larmes, de gémissements et d'inquiétudes, versant des pleurs dans la mer, oii il avoit les yeux toujours attachés. Il semble qu'on voit un homme qui cherche la solitude pour pleurer, et qui regarde la mer à cause de la passion qu'il a pour son retour. Ainsi Virgile dit des Troyennes, au [livre] 5. de VÉnéide:
Cunctseque profundum Pontum adspectabant Rentes *.
Cependant la nymphe Calypso interroge Mercure qui l'avoit treuvée travaillant à une toile, et chantant avec une agréable voix ; et il dit la même chose de Circé, livre X :
Kfpxrjç 8' l'vôov àxouov a£ioouay]; orù. xaXrj 'laTov iTOt)(0[j.£vr]ç y-dyav, à'jji.6poTov oTa 0£awv A£7ïTc^ T£ xal )(ap(£VTa xa\ àyXaà Ipya :i£XoVTai ^,
Faisant, dit-il, une grande toile, et incorruptible, tels que sont les ouvrages des Déesses, qui ne font rien que de délicat, d'agréable et d'éclatant. Il dit encore que de cette grotte sortoit une odeur de cèdre et de quelque autre bois odoriférant, (jui brûloient dedans. Virgile a compris tout cela en ces trois vei's, parlant de Circé :
Âssiduo resonat cantu, tect 'tsque superbîs Urit odoratam nocturna in lumina cedrum, Arguto tenues percurrens pectine telas