Les premières personnes, » dans L. Racine
1 1 Boileau, après oc cette maison, » a effacé « de Port-Royal des Champ», » que L. Racine a conservé. On lit dans la copie de l'abbé Boileau : « qu'il avo.t pour cette maison de Port-Royal des Champs. »
12. L. Racine a effacé a. où il avoit reçu dans sa jeunesse les premières instructions du christianisme. »
i6o NOTE SUR L'ÉPITAPHE
cune ' dans le 9 cimetière, avec les humbles serviteurs de Dieu qui % reposent et auprès desquels il a été mis , selon qu'il l'avoit ordonné par son testament.
O toi, qui que tu sois, que la piété attire en ce saint lieu, plains dans un si excellent homme la courte ; destinée de tous les mortels, et quelque grande idée que te puisse donner4 de lui sa réputation, souviens-toi que ce sont des prières , et non pas de vains 3 éloges qu'il te demande. »
Le texte de l'épitaphe latine nous est donné par un monument authentique, la pierre tumulaire, trouvée, comme nous l'avons dit, dans l'église de Magnv-Lessart. Cette pierre est aujourd'hui encore à Saint- Etienne du Mont, scellée dans le mur, à gauche de celle où est gravée l'épitaphe de Pascal, à droite de la porte de la petite sacristie des Dames de la confrériede Sainte-Geneviève. M. Laverdet, dans son livre de la Correspondance Je Brossette vovez p. 499 e*- suivantes^, a donné la copie de l'inscription, après l'avoir fait graver sur bois d'après un calque pris sur la pierre elle-même. Nous avons, à notre tour, considté le monument, pour vérifier l'exactitude du texte.
Mais en appelant authentique ce monument, n'avons-nous pas trop dit? L'épitaphe, qui n'était plus intacte lorsqu'on la transporta de Magny-Lessart à Paris en 1818 , n'a-t-elle pas été refaite? On lit dans le Journal des Débats du 17 avril 1818 : « Toutes les anciennes lettres laissées dans l'état où on les découvrit sont teintes en noir ; quant aux lettres usées ou qui manquent , on les a remplacées en caractères neufs; mais, afin de les distinguer, on les a teintes en rouge. Ces corrections et remplacements ont été faits à l'hôtel de ville sous la direction de M. Walckenaer, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et secrétaire général de la préfecture, après un examen critique et approfondi des différents textes. » Aujourd'hui il ne nous a pas paru possible de distinguer les anciens caractères de
1 . « Sans aucune pompe, » dans L. Racine. Boileau avait d'abord écrit a sans nulle pompe, » qu'il a effacé.
1. a Ce, » au lieu de a le, » dans la copie de l'abbé Boileau et dans L. Racine.
3. Il y avait d'abord dans l'autographe a triste, x> au lieu de « courte, * qui est une correction de Boileau. L. Racine et la copie de l'abbé Boileau ont conservé «triste. »