‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 172 sur 311 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

Qui respectoit sa mère et chérissoit sa sœur.

La nature pour lui n'est plus qu'une chimère : 5 1 5

Il méconnoît sa sœur, il méprise sa mère;

Et l'ingrat, en l'état où son orgueil l'a mis,

Nous croit des étrangers, ou bien des ennemis1.

POLYN'ICE.

N'imputez point ce crime à mon âme affligée :

Dites plutôt, ma sœur, que vous êtes changée; 520

Dites que de mon rang l'injuste usurpateur2

M'a su ravir encor l'amitié de ma sœur.

Je vous connois toujours, et suis toujours le même*.

axtigoxe.

Est-ce m'aimer, cruel , autant que je vous aime, Que d'être inexorable à mes tristes soupirs, 525

Et m'exposer encore à tant de déplaisirs?

POLYMCE.

Mais vous-même, ma sœur, est-ce aimer votre frère

Page 1