‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 257 sur 311 · SCENE IL PORUS, TAXILE · texte numérisé non relu

SCENE IL PORUS, TAXILE

Seigneur, ou je me trompe, ou nos fiers ennemis

Feront moins de progrès qu'ils ne s'étoient promis.

Nos chefs et nos soldats, brûlants d'impatience, 125

Font lire sur leur front une mâle assurance ;

Ils s'animent l'un l'autre ; et nos moindres guerriers

Se promettent déjà des moissons de lauriers.

J'ai vu de rang en rang cette ardeur répandue

Par des cris généreux éclater à ma vue : i 3o

Ils se plaignent qu'au lieu d'éprouver leur grand cœur,

L'oisiveté d'un camp consume leur vigueur.

Laisserons-nous languir tant d illustres courages?

Notre ennemi , Seigneur, cherche ses avantages :

Il se sent foible encore; et pour nous retenir, i i5

Ephestion demande à nous entretenir,

Et par de vains discours

T\XILE.

Seigneur, il faut l'entendre;

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