‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 285 sur 311 · livre Ier des Macchabées, chapitre Ier, verset · texte numérisé non relu

livre Ier des Macchabées, chapitre Ier, verset

ALEXANDRE

Hé quoi? vous croyez donc qu'à moi-même barbare 025 J'abandonne en ces lieux une beauté si rare? Mais vous-même plutôt voulez-vous renoncer Au trône de l'Asie où je vous veux placer?

CLEOFILE.

Seigneur, vous le savez, je dépends de mon frère.

ALEXANDRE

Ah ! s'il disposoit seul du bonheur que j'espère, 9 3o

Tout l'empire de l'Inde, asservi sous ses lois, Bientôt en ma faveur iroit briguer son choix.

CLÉOFILE.

Mon amitié pour lui n'est point intéressée.

Apaisez seulement une reine offensée -,

Et ne permettez pas qu'un rival aujourd'hui, 935

Pour vous avoir bravé, soit plus heureux que lui.

ALEXANDRE

Porus étoit sans doute un rival magnanime : Jamais tant de valeur n'attira mon estime. Dans l'ardeur du combat je l'ai vu, je l'ai joint; Et je puis dire encor qu'il ne m'évitoit point: 940

Nous nous cherchions l'un l'autre. Une fierté si belle Alloit entre nous deux finir notre querelle, Lorsqu'un gros de soldats, se jetant entre nous, Nous a fait dans la foule ensevelir nos coups.

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