DE MADAME DESHOULIÈRES
Gensêric , roi des T'andales ^ tragédie de Mme Deshoulières , fut représenté en janvier 1680 sur le théâtre de l'Hôtel de Bourgogne. — Cette épigramme est, sans nom d'auteur, à la page 146 du Portefeuille de laFaille. Dans Mon petit Portefeuille (lyy^), tome I, p. 4, et dans lelVoiweau Portefeuille de Bruzen de la Martinière, elle est attribuée à Racine. Les frères Parfait l'ont donnée au tome XII, p. 164 et i65, de V Histoire du Théâtre français ; ils y disent qu'elle fut composée par un poëte anonyme. La courte analyse qu'ils font de la tragédie de Mme Deshoulières au même endroit (p. 162-164) peut être consultée pour l'intelligence de ce que l'auteur du sonnet dit des différents rôles de la pièce. Le sonnet sur Genséric a été, comme le précédent, imprimé pour la première fois dans les OEuires de Racine par M. Aimé-Martin. Si les preuves matérielles d'authenticité lui manquent aussi bien qu'au sonnet sur la Troade, il faut dire qu'on y croit reconnaître dans les deux tercets la spirituelle malice de Racine. Le trait dirigé contre le duc de Nevers, l'auteur de qualité qu'on soupçonnait d'a\ oir composé le Genséric, semble aussi déceler ou Racine ou Boileau, et le souvenir de l'affaire des sonnets de Phèdre.
La jeune Eudoxe est une bonne enfant, La vieille Eudoxe une franche diablesse, Et Genséric un roi fourbe et méchant.
Digne héros d'une méchante pièce.
I. «Il jouoit, disent en note les frères Parfait, le rôle de Pyrrhus, et Champmeslé celui d'Ulysse. »
J. Racine, iv 16
a4a SECOND APPENDICE
Pour Trasimond, c'est un pauvre Innocent *, 5
Et Soplironie en vain pour lui s'empresse ;
Hunneric est un homme indifférent,
Qui comme on veut et la prend et la laisse.
Et sur le tout le sujet est traité
Dieu sait comment! Auteur de qualité, lo
Vous vous cachez en donnant cet ouvrage.
C'est fort bien fait de se cacher ainsi ; IMais pour agir en personne bien sage, Il nous falloit cacher la pièce aussi.
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